Nous devenons plus humain quand nous réalisons que nous ne voyons pas le monde comme il est mais  que nous le voyons comme nous sommes.

A l’heure du développement des modes d’apprentissage et de travail collaboratif, la rencontre des neurosciences et de l’intelligence émotionnelle est décisive dans l’approche des relations interpersonnelles.

Notre raisonnance individuelle

Nous sommes des êtres sociaux et nous apprenons grâce aux liens établis avec autrui. Nous perfectionnons notre décodeur par ses liens grâce au rôle des neurones miroirs. Nous avons au niveau de l’hippocampe une nurserie qui fabrique des nouveaux neurones, il s’agit du processus de neurogénése.

Impossible de prendre une décision sans émotion. Le cortex pré frontal nous fait analyser rationnellement un grand nombre de paramètres pour identifier des solutions, une boucle du cerveau va ensuite vers le système limbique et nous décidons grâce à notre mémoire émotionnelle.

Lorsque nous sommes en interaction, les émotions négatives se propagent plus rapidement que les émotions positives. La contagion se réalise en millisecondes et avant même la prise de conscience. C’est notre « Mirror Neuron System »  qui active l’imitation et le mimétisme qui opère cette contagion. C’est ce qui fait « qu’un bon bailleur peut en faire bailler plusieurs » ou ce qui permet de ressentir le malaise d’une personne malgré́ son sourire apparent.

Aujourd’hui les soft skills, facteurs de relation,  ont le vent en poupe ! Les soft skills jouent un rôle dans le développement des compétences socio émotionnelles et l’activation des réseaux de neurones de notre cerveau sélectif et interprétatif de code de signaux électriques.

L’énergie durable repose moins sur des moteurs extérieurs à soi même que sur notre façon dont les collectifs inter agissent, créent, partagent.

La créativité, le jeu, la réussite éprouvée (dopamine) et la force d’un collectif sont des sources auxquelles puiser pour créer de l’énergie durable. La personne ne compte pas son temps car l’envie d’aller jusqu’au bout est la plus forte.

La créativité et l’occupation des espaces temps forment des énergies humaines continuellement renouvelables.

L’énergie du collectif nous parle par l’expérience irréversible de la coopération comprenant une véritable source d’énergie grâce aux interactions avec d’autres personnes avec lesquelles il est possible de co agir, d’apprendre et d’atteindre des buts élevés ainsi qu’un processus de décision fluide et agréable.

Mode de pensées, mode de vie, mode de contribution au monde ?
Se régénérer, régénérer notre cerveau, s’ouvrir au changement, donner du sens, fuir la routine, cultiver l’émerveillement ?

Le cerveau se détruit par la routine et se nourrit du changement !

Notre cerveau est une chambre d’échos de l’autre ! Plus nous cultivons notre attitude, plus nous cultivons de nouveaux neurones !  L’égo est un destructeur de valeur dans un projet. (Besoin de contrôle – critique – besoin d’être compris – besoin d’être aimé, de plaire, besoin d’être occupé, besoin d’être apprécié) Alors que l’individuation, la découverte  de  qui nous sommes, la réalisation de notre nature profonde emmène de la Joie, de la fluidité, de l’émerveillement. Lâchons Prise !

Contribution des coachs  comportementalistes

L’humanisation est notre procesus d’évolution sociale et culturelle nous permettant d’approfondir notre condition humaine. L’apprentissage de cette condition humaine échappe au numérique. L’amour, l’amitié, la confiance inconditionnelle, l’humour, la honte…

La programmation humaine désigne l’ensemble des apprentissages qui se sont changés en automatismes chez un individu.  Certains sont indispensables, d’autres doivent évoluer car ils ne conviennent pas à la situation actuelle. Ces apprentissages sont enregistrés dans le cortex (neuro cortex) et ne s’expriment pas par le biais du langage. Le coach professionnel ne s’intéresse pas au pourquoi mais bien au comment. (Etre en lien, se synchroniser, caler le débit, le ton, l’expression et vocabulaire, références sensorielles, bâtir un méta modèle,  cadrer les objectifs pour être sûr d’obtenir des résultats, trouver des points d’ancrage pour maîtriser ses émotions, varier les angles de perceptions pour cumuler les points de vue, donner du feed back pour créer un élément de confiance).

L’art du questionnement entre en scène ! J’aimerais me faire une idée des manières dont vous vous critiquez, vous vous dévalorisez ? Quel type de dialogue vous utilisez pour cela ? Qu’est ce qui vous motive pour vous débloquer ? Comment vous vivez vos erreurs et vos échecs ? Comment vous réussissez dans la vie ? Quel état intérieur vous entretenez pour cela ? Comment  accédez vous à votre  génie intérieur ?

En quoi votre demande correspond-elle à votre besoin ? Comment est ce que vous faites pour ne pas changer ? S’il y a un remède pourquoi être mécontent ? Et s’il n’ y en a pas, à quoi bon s’irriter ? Ouvrons nous à de nouvelles façons de percevoir.

Plus que le coaching, le mentoring, c’est travailler sur le fond, sur ce que l’on peut apporter au monde et à la société. Le mentoring apporte au management une prise de hauteur, curieusement peu utilisée en France.

Traitons les gens comme ce qu’ils doivent être et nous les aiderons à être ce qu’ils peuvent être !

Là où il est donc question de notre apprentissage inconscient…

 Carl G. Yung disait «L ‘inconscient des gens qui vivent artificiellement me perçoit comme un danger. Tout en moi les irrite, ma façon de parler, ma façon de rire : ils sentent la Nature ».

Ne sous estimons pas la puissance de notre inconscient porteur d’une intention positive !  Et nous avons besoin des autres pour explorer d’autres possibles que les nôtres !  L’inconscient (neurones miroirs) capte et duplique les comportements, par toute expérience, sans limite, il détecte des choses que nous ne pouvons pas consciemment détecter, toutes les petites subtilités que le conscient ne peut pas décrypter !

Tout apprentissage est possible dans un état de qualité.  Devenons conscient de ce que nous faisons habituellement inconsciemment, passons en méta ! La nature auto référente de notre conscience fait que nous ne pouvons pas ne pas passer en méta. Les nouveaux modes d’apprentissage sont non linéaires et récursifs, nous sommes dans l’ingénierie des conceptions  des métas états, vers un apprentissage joyeux !? L’art, la religion, la poésie, l’attachement, l’intuition, l’intelligence collective sont des activités humaines qui s’apprennent de manière analogique.

Le plus grand bien que nous faisons aux autres n’est pas de leur communiquer notre richesse mais de leur révéler la leur.

Les paroles de bienveillance, mêmes brèves raisonnent à l’infini, la pensée positive a un impact sur la motivation et l’énergie !

Impact sociétal du leadership transformationnel

La quête de compréhension du leadership semble perpétuelle !

Les progrès des neurosciences permettent de comprendre les mécanismes internes, comment certaines personnes permettent d’établir des relations de leadership efficaces et d’autres non. Pourquoi certaines personnes peuvent maintenir leur efficacité et d’autres pas. Les leaders s’engagent et inspirent les autres.

Les nouvelles formes de management révolutionnent nos structures en mettant l’humain au coeur du dispositif.

« Le leadership et le management » aussi appelé « levier d’intelligence  collective  »  est un processus  de transformation, créateur d’opportunités et de solutions nouvelles. Il œuvre en émergence sur la base d’une confiance sans failles dans le potentiel humain, prêt à accueillir la diversité, la complexité et l’incertain. Et si il éclairait d’un jour nouveau le management d’aujourd’hui ? Dans un cadre d’Ethique et de bienveillance ?

Le management actuel n’est pas un sport de spectateur. L’illustration des arts martiaux est assez représentative. Comment une pratique totalement non verbale peut elle apporter des améliorations dans nos capacités de management ? Quelle est la part du Savoir Etre ? La part du conscient et de l’inconscient de nouveau ? Comment les grands principes des arts martiaux pourraient devenir les fondations de l’engagement des nouvelles formes de management dites «  innovantes  » dans leur capacité même à permettre une évolution dans un environnement complexe, volatile et incertain. Il s’agit de réinventer des modes de fonctionnement. La réussite de la prise de la parole en public est l’une des clés de la mise en scène de soi, la conduite de réunion et de projet en co développement et la posture de manager leader sont les étapes suivantes.

Les leaders doivent établir des relations qui inspirent et motivent les autres à faire de leur mieux, à innover, à s’adapter. Les leaders efficaces construisent des relations de résonance avec ceux qui les entourent.  Le rappel d’expérience spécifique active 14 régions d’intérêt dans le cerveau, tandis que les leaders dissonants activent 6 et en désactivent 11.

Les leaders de résonnance active les systèmes neuronaux impliqués dans l’attention (cortex singulaire antérieur) suscitant le réseau social par défaut (gyrus frontal inférieur droit) miroir système (lobe pariental inférieur droit) et les relations (putamen droit et insula bilatéral).

Les leaders dissonants désactivent l’attention, réduise la compassion et génèrent plus d’émotions négatives.

La contagion des émotions positives éveille le système nerveux parasympathique qui stimule la neurogénese adulte (croissance de nouveaux neurones),  crée un sentiment de bien être, permet un meilleur fonctionnement du système immunitaire et cognitif, émotionnel et perceptuel.

Comment nourrir une haute qualité relationnelle ? Poser un cadre de confiance ? Faire l’expérience irréversible de la coopération ?

La durabilité et l’efficacité du leadership sont directement fonction de la capacité d’une personne à s’adapter et à activer la plasticité neuronale.

Les leaders ont la responsabilité principale de savoir ce qu’ils ressentent et de gérer la contagion qu’ils induisent chez les autres (technique de connaissance des sentiments).

Nous contaminons  émotionnellement les autres autour de nous ! Certains sentiments aident à performer et innover, d’autres débilisent et inhibent la pensée adaptative.

Entrainer les autres avec compassion, en attracteur émotionnel positif semble activer les systèmes neuronaux qui aident une personne à s’ouvrir à de nouvelles possibilités, à apprendre, à s’adapter. L’approche traditionnelle d’imposer met en défensive, ferme aux possibles.

Comment identifier vos propres aptitudes au leadership et celles des autres, construire des relations de confiance, communiquer plus efficacement, vous motiver vous même et motiver les autres, travailler efficacement en équipe, renforcer la coopération, créer une dynamique de leader, communiquer dans un monde qui bouge, obtenir plus d’impact et de respect… Ce « comment »  impacte  directement  la vie de tout un chacun et de tous.

Si vous croyez que le leadership implique d’inspirer les autres et de les motiver pour qu’ils se développent, apprennent, innovent, activent les parties de leurs cerveaux qui les aideront à l’éveil,  alors vous pratiquez  un leadership transformationnel !

Un mot positif et optimiste dans votre esprit ? Ce mot que vous utilisez peut littéralement changer votre cerveau ! Un seul mot a la capacité d’influencer l’expression des gens,  réguler leur stress physique et émotionnel.  Sur un plan plus vaste, la Paix augmente le raisonnement cognitif et l’activité des lobes frontaux.  Quand nous parlons avec gentillesse, nos mots structurent littéralement notre cerveau. En mettant l’accent sur des idées et des émotions positives nous pouvons améliorer notre bien être et accroitre le bon fonctionnement de notre cerveau et des cellules de notre corps, celui des autres et bien plus encore. Le dernier secrétaire général de l’ONU ne déclarait-il pas  «  Notre devoir est de remplacer la peur par la bienveillance » ?

La liberté et la créativité sont le génie de l’homme, le moteur de son évolution c’est la différence !

Rappelez vous que vous êtes formidable !

«  Laissons advenir ! »

Evelyne Grasperge

Ancien Avocat MBA

Coach professionnel

Consultant en conduite de projet collaboratif public et privé.

Coach individuel. Trainer nouvelles gouvernances.

Article inspiré d’études et travaux biologiques, philosophiques et psychologiques :

  • Etudes d’ Humberto Maturana, biologiste, cyberneticien et philosophe

(2) Travaux d’Antonio Damasio, neurobologiste(3) Richard Boyatzis Professor in the Departments of Organizational Behavior, Psychology, and Cognitive Science